47e Conférence de l’UPA : Le développement réel repose sur la consolidation de la souveraineté des pays africains sur leurs ressources naturelles (Talbi Alami)

Publié il y a 3 mois

Le développement réel en Afrique repose sur la consolidation de la souveraineté nationale des pays du Continent sur leurs ressources naturelles et humaines, a affirmé vendredi à Kinshasa (RDC) le président de la Chambre des Représentants, Rachid Talbi Alami, lors de la 47e Conférence de l’Union Parlementaire Africaine (UPA), organisée les 21 et 22 novembre.

L’autonomie de la décision économique, le renforcement de l’indépendance des institutions législatives et l’établissement de partenariats équitables constituent des conditions indispensables à la concrétisation d’un développement durable répondant aux aspirations des peuples africains, a souligné M. Talbi Alami dans une allocution lue en son nom par le conseiller à la Chambre des Conseillers, Mohamed Horma El Makhloul.

Dans ce sens, il a relevé que le Parlement marocain met constamment en avant l’importance de la diplomatie parlementaire africaine en tant que force de proposition et d’influence, capable de promouvoir des législations plus équitables, de servir les peuples, de renforcer la justice climatique, sociale et numérique, et de consolider la souveraineté des États ainsi que la défense de leur intégrité territoriale, tout en garantissant la non-ingérence dans leurs affaires internes.

Le président de la Chambre des Représentants a rappelé que le continent africain a connu de nombreux événements, catastrophes et conflits ayant profondément transformé les contextes intellectuel, technique et scientifique dans plusieurs pays.

“En réalité, nous sommes de plus en plus convaincus que la démocratie, les droits de l’Homme, le développement durable et la bonne gouvernance constituent le socle d’une culture humaine rayonnante, capable de garantir les conditions de la vie humaine, d’offrir justice et équité, et de préserver dignité et égalité”, a fait savoir M. Talbi Alami, mettant en exergue le caractère impératif de la paix pour atteindre ces objectifs.

L’esprit de paix doit être ancré dans la conscience des individus et des sociétés, ainsi que dans les décisions politiques et stratégiques internationales, a-t-il estimé, déplorant la persistance de phénomènes tels que l’extrémisme, le terrorisme, le crime organisé ou l’armement illicite, qui demeurent des expressions du comportement humain en période de crise.

“La paix est le fruit des idées et des réflexions. C’est une valeur humaine et morale, une action continue, fondée sur le courage de la compréhension, du dialogue et de la tolérance. Elle reflète aussi la capacité à admettre autrui, à s’ouvrir sur l’autre et à immuniser le monde par la justice, l’équité, l’égalité, la liberté et l’édification de régimes démocratiques”, a-t-il poursuivi.

Tout en reconnaissant que la démocratie apporte un appui essentiel à la paix et au développement, M. Talbi Alami a souligné qu’elle reste conditionnée par les dynamiques de développement et les contextes de stabilité. “C’est notre conviction, notre choix et notre horizon, que nous partageons avec les fondateurs et partenaires de la paix et les bâtisseurs de l’avenir”, a-t-il ajouté.

Il a, en outre, indiqué que cette Conférence constitue une occasion propice pour débattre d’importantes thématiques et susciter la réflexion autour de multiples questions, offrant une plateforme idoine pour renforcer les efforts de coopération et concrétiser dans les faits les principes du gagnant-gagnant et de la coopération sud-sud.

Ces approches, a-t-il expliqué, contribuent au développement de l’action parlementaire, à l’approfondissement de la culture démocratique, ainsi qu’au renouvellement des idées, des visions et des positions liées à la pratique démocratique, à la coopération internationale, au développement, à l’environnement et à la vie collective.

Dans ce contexte, M. Talbi Alami a mis en avant la responsabilité collective des acteurs politiques dans l’édification d’une société africaine respectueuse des exigences de la vie, préservant la dignité du citoyen et donnant sens à l’existence, à la coexistence, au dialogue, au rapprochement et à la coopération.

Le Maroc participe à cette Conférence avec une délégation parlementaire composée des députés Hatim Ben Rkia, Said Bekri, Nadia Bouzendoufa (secrétaire du Bureau de la Chambre des Représentants), Driss Chebchali, Madiha Khayer, Abdelilah Amhadi et Aouicha Zelfa, ainsi que des conseillers Said Chakir et Mohamed Horma El Makhloul.

Les travaux de cette 47e Conférence portent sur deux thématiques principales, à savoir la consolidation de la souveraineté nationale des pays africains pour un développement durable et les défis de la transition énergétique et du développement des énergies renouvelables en Afrique.

À l’issue de la réunion des présidents des Assemblées nationales parlementaires africaines, la présidence tournante de l’UPA sera confiée à la République Démocratique du Congo pour le mandat 2025-2027.