Les travaux du 4e Forum sur la gestion du patrimoine culturel ont été lancés, mardi au siège de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), sous le thème “le patrimoine manuscrit à la lumière des législations, de la conservation et de la transformation numérique”.
Organisé par l’ICESCO en partenariat avec l’Organisation arabe pour le développement administratif (OADA), ce forum se poursuit jusqu’au 13 novembre avec la participation d’une pléiade d’experts et de spécialistes en calligraphie, en manuscrits et en droit.
L’objectif est de mettre en lumière les efforts institutionnels et internationaux déployés dans les domaines de la législation, de la conservation et de la numérisation en vue de protéger le patrimoine intellectuel manuscrit, indique un communiqué de ICESCO.
Dans son allocution d’ouverture, le directeur général de l’ICESCO, Salim M. Al-Malik, a souligné que l’Organisation a acquis une expérience approfondie dans le domaine de la conservation des manuscrits grâce à la tenue de plusieurs ateliers de formation dans les États membres, ainsi qu’à la création du Centre de la calligraphie et des manuscrits, visant à sensibiliser le public à l’importance de ce patrimoine.
Il a également mis en avant les initiatives concrètes menées sur le terrain pour la sauvegarde de manuscrits anciens dans les villes de Tombouctou, Chinguetti et d’Alep.
La préservation des manuscrits suppose une lecture attentive de leur contenu, une appropriation de leurs valeurs et une protection contre les facteurs de dégradation, a précisé M. Al-Malik, cité dans le communiqué.
Il a insisté, dans ce sens, sur la nécessité de recourir aux technologies modernes pour leur conservation physique, de développer des outils de reconnaissance intelligente de l’écriture, d’exploiter l’imagerie spectrale et ses analyses et d’utiliser de vastes bases de données pour documenter et valoriser les détails de ce patrimoine exceptionnel.
Pour sa part, le directeur général de l’OADA, Nasser Al-Hattlan Al-Qahtani, a mis l’accent sur l’importance du partenariat institutionnel dans le renforcement des capacités et l’élaboration de cadres juridiques pour la protection des manuscrits.
Il a appelé à l’harmonisation des législations nationales avec les normes internationales, au renforcement de la coopération entre bibliothèques et archives ainsi qu’à l’investissement dans les infrastructures de numérisation et la formation des compétences spécialisées.
Le programme du forum comprend quatre séances scientifiques consacrées à la protection des manuscrits, aux procédures de mise en œuvre des législations, à l’analyse des lois arabes relatives aux manuscrits, à la présentation d’expériences de bibliothèques et de centres de conservation ainsi qu’à la transformation numérique et à la durabilité du patrimoine manuscrit à l’ère de l’intelligence artificielle.
Les travaux du forum devraient aboutir à l’élaboration de recommandations pratiques et de pistes de coopération technique et financière destinées à appuyer les efforts des États membres dans la préservation des manuscrits, à faciliter leur accès numérique aux chercheurs et au grand public et à consolider leur place au sein de la mémoire culturelle et civilisationnelle.
MAP