Le Salon Maghrébin du Livre à Oujda, véritable plateforme de rencontre et d’échange avec le lectorat marocain (écrivains arabes)

Publié il y a 5 mois

Le Salon Maghrébin du Livre à Oujda, qui se tient jusqu’au 12 octobre, a consacré sa vocation de plateforme littéraire et intellectuel qui offre aux écrivains de divers pays arabes l’occasion de rencontrer le lecteur marocain, et d’interagir avec lui dans la perspective de renforcer les ponts du dialogue culturel, ont souligné des écrivains et romanciers arabes.

Dans des déclarations à la MAP, ils ont souligné que ce Salon constitue un espace d’échange culturel qui met en valeur la diversité des expériences littéraires arabes, et que leur présence à cet événement ne se limite pas à présenter leurs nouvelles publications, mais reflète aussi leur volonté de contribuer à promouvoir la culture de la lecture, ce qui fait d’Oujda un point de rencontre entre la littérature arabe et le public marocain.

“Les Salons du Livre dans les pays arabes constituent un pont culturel entre les écrivains de différents pays”, a indiqué la romancière égyptienne Noura Naji, indiquant qu’elle avait participé à de nombreux salons, mais ce qui l’avait impressionnée à Oujda était l’ambiance chaleureuse qui caractérise l’accueil, ainsi que le thème de la session, “Habiter, écrire le monde”, qu’elle a jugé en parfaite résonance avec ses intérêts littéraires et ses préoccupations intellectuelles.

Elle a expliqué que son écriture se concentre sur la relation entre les gens, le lieu et le monde qui les entoure, et soulève des questions fondamentales sur l’existence et la vie, considérant que la véritable littérature doit aborder ces questions profondes, loin de la superficialité, car elles sont la voie vers l’exploration de nouveaux horizons et la découverte de différentes civilisations.

Et d’ajouter que les grandes questions de l’humanité, portées par des plumes de Najib Mahfoud à sa génération actuelle, demeurent le moteur principal de la création littéraire, exprimant sa joie de rencontrer à ce Salon d’éminents écrivains de divers pays arabes.

De son côté, le romancier saoudien Wael Hadi Al-Hafzi, a exprimé sa joie pour sa première participation à ce Salon, soulignant que sa présence au Maroc revêt une signification toute particulière pour lui, étant donné que la première parution de son roman était au Salon de Rabat, où il a eu l’occasion de rencontrer et de découvrir le lectorat marocain.

L’auteur du roman “Taraf Al Inkifae” a expliqué que sa rencontre avec le lecteur marocain a renforcé sa conviction que ce public se caractérise par une “profondeur et une conscience littéraires”, ce qui fait de ces événements une occasion précieuse pour l’écrivain de communiquer directement avec ses lecteurs et d’échanger ses points de vue, poursuivant que le Salon offre un espace propice à un véritable dialogue, non seulement entre l’écrivain et les visiteurs, mais aussi entre les écrivains eux-mêmes.

M. Al-Hafzi a fait remarquer, dans ce sens, que sa participation au Salon d’Oujda lui a également permis de rencontrer plusieurs écrivains arabes, estimant que de telles rencontres enrichissent cette importante manifestation culturelle.

Cette édition du Salon (7-12 octobre) connaît la participation d’une pléiade d’écrivains, chercheurs, romanciers, philosophes, artistes et poètes du Maroc, mais également de pays africains, arabes, européens ainsi que des États-Unis, conférant au Salon sa dimension universelle et en faisant un espace privilégié d’échanges libres et de rencontres fécondes.

Ce rendez-vous culturel majeur, initiée par l’Agence de développement de l’Oriental, ambitionne d’affirmer sa place en tant qu’espace incontournable de dialogue entre cultures et civilisations, où la créativité marocaine rencontre l’universel dans la perspective de bâtir un avenir fondé sur la diversité, l’ouverture et l’innovation.

MAP